Un site internet ?

A chaque demande pour un site internet, j’observe 3 types de clientes :

– celles qui ont préparé leur projet et qui savent exactement de quoi elles ont besoin

– celles qui démarrent, qui ne savent pas trop par quel bout commencer

– celle qui sont déjà établies et qui reprennent en main leur communication.

Pour les premières, où le projet arrive avec une forme soigneusement pensée, j’offre ma palette de compétences techniques, au rythme des besoins et des questions.

Quelques recommandations si désirées, et elle repart avec la concrétisation de son projet, confiante dans ses capacités et sachant que je suis là si elle a des questions.

Pour les deuxièmes, le projet de site web commence par mettre en mots leurs besoins, leurs attentes.

La question des ressources disponibles vient juste après : euros, temps, énergie, élan, compétences et autres ressources extérieures.

Le travail commence vraiment avec « que veut elle exprimer ? ».

Pour celles qui ne savent pas parler d’elles, j’accompagne avec des outils-exercices pour les aider à mettre en mot la richesse de leur offre, avec l’intention qu’elles prennent conscience de leur(s) valeur(s), de leur pourquoi et comment elles veulent apporter ça dans le monde.

Cette mise en mots là, c’est le foyer de leur communication.

C’est dans ce feu qu’elles vont pouvoir allumer, pour les semaines, mois, années à venir, la lumière de leur présence sur leur site web, newsletter, réseaux sociaux…

Après ça, hop, je remet la casquette de webmaster, on remonte les manches, et on conçoit un site avec une structure simple, claire, avec de belles photos.

La formation se fait dans la foulée, et quelques semaines plus tard le site est accessible et elle est autonome pour améliorer le contenu quand elle veut.

Pour les troisièmes, je fais un constat plus marqué : le moment de l’évolution du site internet correspond à un moment fort de sa vie.

Un réalignement nécessaire, un besoin de changement.

On sort du thème communication pour son entreprise, et on libère la parole sur ses aspirations profondes.

De ce qu’elle ne veut plus vivre, de ce à quoi elle choisit de dire NON pour pouvoir enfin dire OUI à autre chose.

Je remarque qu’il s’agit de moments importants dans leurs histoires.

Un burn-out, une « crise » de la trentaine, quarantaine, cinquantaine, un divorce, un décès, un diagnostic…

Où cela ne marche plus comme avant, qu’elles ne puissent plus ou qu’elles ne veuillent plus faire comme avant.

Une mise à jour est nécessaire.

Là, j’accompagne le deuil. Entre autre, le deuil de tout le travail effectué jusque là sur la communication : qu’il est difficile de lâcher pour écrire de nouveau, sur qui elle est aujourd’hui.

C’est se prendre en pleine face le décalage entre la vie qu’elles ont et la vie à laquelle elles aspirent. C’est le moment où elles se mettent à nu devant « qu’est ce que je veux apporter au monde ». Devant « qui je suis » et « de quoi j’ai envie ».

Mais surtout, surtout, de « comment j’ai envie de le vivre ».

Cette étape là prend du temps. Un temps différent pour chacune. 2 ans, c’est loin d’être rare.

La suite vient depuis le pourquoi et prendre consistance dans le comment : la stratégie se dessine selon les élans et ressources et les outils se créent pour soutenir l’expression.

Je vois, années après années, que la casquette du prendre-soin, de l’empathie, de l’accueil, prend une place importante dans mes rdv clientes.

Avec mon parcours personnel, je vois à quel point il est nécessaire de prendre en compte l’état émotionnel de la personne que j’ai en face de moi, au téléphone, en visio.

Leur projet ne peut pas aboutir sans cela.

Et moi, j’aime accompagner ça ❤

Alors bienvenue à celles pour qui la communication c’est un gros sujet.

A celles pour qui l’expression « se vendre » génère colère, dégoût, peur, découragement, honte…

Qui savent que pour faire savoir leur Savoir-Faire, elles vont passer par cette étape, et savent comment elles ne veulent plus le vivre.

Peut-être qu’on peut bâtir de la confiance ?